4:50 – Le bilan humain 5:46 – Les causes de la guerre de Vendée ... Perdues pendant la guerre de Vendée, des reliques retrouvées à Champtoceaux - Duration: 1:56. De nombreux massacres furent commis pendant la guerre de Vendée et de la Chouannerie contre des prisonniers de guerre et des civils. SITUATION GÉOGRAPHIQUE Le pays est traversé par une petite rivière tranquille et languissante de … Rescapés de la Virée de Galerne, La Rochejaquelein et Stofflet rassemblent leurs forces, mais dès le 3 janvier elles sont dispersées par le général Grignon. Salut et fraternité, « Il est bien étonnant que la Vendée ose réclamer des subsides, après avoir déchiré la patrie par la guerre la plus sanglante et la plus cruelle. 4:50 – Le bilan humain 5:46 – Les causes de la guerre de Vendée Progressivement ces derniers optent pour une suspension d'armes[312]. De son côté, Sapinaud attaque sans succès Landes-Genusson le 25 novembre[287]. Dans le Pays de Retz, les colonnes de Haxo attaquent l'armée de La Cathelinière, celui-ci se retranche dans la forêt de Princé mais, blessé, il est capturé le 28 février, avant d'être guillotiné à Nantes le 2 mars. D'après leurs résultats, on compte 50 000 morts pour le Maine-et-Loire, 49 677 pour la Loire-Atlantique, 50 000 pour la Vendée et 15 000 à 33 363 pour les Deux-Sèvres. Concernant plus particulièrement, les pertes de l'armée républicaine, Jean-Philippe Coullomb et Jérôme Laborieux évaluent, dans leur contribution, de 26 000 à 37 000 le nombre de tués[4]. Le 8 septembre les Mayençais entrent en Vendée, Kléber à la tête de l'avant-garde repousse toutes les troupes rencontrées sur son passage : la troupe de La Cathelinière est chassée de Port-Saint-Père, puis les villes de Machecoul et Legé sont prises sans combat. Le représentant Carrier recourt alors massivement aux noyades et aux fusillades pour vider l'entrepôt et les pontons. Sommaire Le 12 juillet 1790, l'Assemblée constituante vote la constitution civile du clergé. Les célèbres « moulins de Vendée » dont la position des ailes servent à prévenir des mouvements des troupes gouvernementales en sont une illustration. Le 28 décembre, le Directoire proclame l'état de siège dans toutes les grandes communes des départements insurgés[272]. La thèse de Reynald Secher a été reprise et soutenue particulièrement par Pierre Chaunu, professeur émérite de l'université Paris IV-Sorbonne, qui faisait partie du jury devant lequel le jeune doctorant soutenait sa thèse, dans un article paru dans La Croix le 29 juin 1986[362]. ». Par ailleurs, il précise que ces chiffres ne doivent pas faire oublier qu'une évaluation exacte des pertes républicaines est pratiquement impossible, les combattants venant de l'ensemble de la France, « voire des colonies antillaises »[334]. Cependant Berruyer hésite à lancer l'offensive générale, trop inquiet du mauvais état de ses troupes il ignore que la situation des Vendéens est bien plus alarmante que la sienne. La guerre de Vendée est une guerre civile qui opposa pendant la Révolution française, dans l'Ouest de la France, les républicains (surnommés les « bleus ») aux royalistes (les « blancs ») entre 1793 et 1796, avec d'ultimes sursauts en 1799, 1815 et 1832. À cette époque, rien ne laissait présager une telle révolte de la part des vendéens. Les "brigands", devenus "contre-révolutionnaires", sont matés dans le sang. Les troupes républicaines de Beysser et Mieszkowski occupants ces deux villes sont mises en déroute. Forts de près de 10 000 hommes, les Vendéens attaquent Challans le 6 juin, mais ils sont repoussés par la garnison, qui ne compte pourtant que quelques centaines d'hommes[214]. Le 6 mars 2012 est déposée une proposition de loi similaire (« visant à reconnaître officiellement le génocide vendéen de 1793-1794 »), à nouveau par neuf députés de droite ; Lionel Luca (UMP, Alpes-Maritimes), Dominique Souchet (MPF, Vendée), Véronique Besse (MPF, Vendée), Bernard Carayon (UMP, Tarn), Hervé de Charette (NC, Maine-et-Loire), Nicolas Dhuicq (UMP, Aube), Marc Le Fur (UMP, Côtes-d'Armor), Jacques Remiller (UMP, Isère) et Jean Ueberschlag (UMP, Haut-Rhin)[377]. Sapinaud manque lui-même d'être capturé et doit s'enfuir à cheval[235]. La religion des paysans de l'Ouest, comme en bien d'autres endroits, est une religion propitiatoire (visant à assurer l'abondance des récoltes, la fécondité du bétail, la réalisation d'un mariage, la naissance d'un enfant, la guérison d'une maladie, etc. Dans des campagnes fraîchement et relativement converties de l'Ouest, le clergé est devenu majoritairement réfractaire avec l'obligation du serment constitutionnel, et après les brefs pontificaux condamnant la Constitution civile du clergé, en 1791. En décembre 1793, la ville de Nantes, dirigée par le représentant Jean-Baptiste Carrier, voit arriver dans ses murs un afflux de prisonniers vendéens, capturés lors de la Virée de Galerne. Elle se tiendra dans la forêt de Grasla, aux Brouzils. Les Bleus répondent aux exactions des Blancs en agissant avec la même violence. Cette conception a été reprise à la fois par des écrivains royalistes et catholiques, pour la « magnifier », et des écrivains et historiens républicains, au XIXe et au début du XXe siècle. Puis il s'empare de Beaupréau et reprend Chemillé. Article 14 : Les biens des Rebelles de la Vendée sont déclarés appartenir à la République ; il en sera distrait une portion pour indemniser les citoyens qui seront demeurés fidèles à la patrie des pertes qu'ils auraient souffertes. Jean-Clément Martin note que « ce détournement à des fins personnelles des principes répressifs provoque le rejet de cette commission militaire par les révolutionnaires locaux ». Les 800 défenseurs se rendent, mais un quart d'entre eux sont fusillés cinq jours plus tard à Bouin, sur ordre de Pajot, sous le prétexte d'une tentative d'évasion[115]. Dans le Maine-et-Loire, Henri Menuau n'arrive pas à faire préciser ce qui doit être détruit en « Vendée » »[399]. Les royalistes s'enfoncent quant à eux dans la division. C'est pourquoi on utilise souvent le pluriel. Aussitôt celle-ci décrète la peine de mort pour tout insurgé pris les armes à la main ou porteur d'une cocarde blanche. 2020 - Découvrez le tableau "Guerre de vendée" de chrisophe sur Pinterest. Si le temps des affrontements militaires est passé, les hostilités ne s'arrêtent pas. Pour Roger Dupuy, qui note que l'historiographie récente « se dégage de l'optique étroite qui accordait au problème religieux une importance primordiale dans le processus du soulèvement », c'est « du côté de l'identité profonde des communautés paysannes » qu'il faut en chercher les racines. Il entre dans mes projets, et, « visant à reconnaître officiellement le génocide vendéen de 1793-1794 », « un acte grossier de manipulation historique », « ce vocabulaire inadapté est une vieille ruse idéologique de l’extrême droite pour calomnier la Révolution française et banaliser les génocides bien réels du, « les révolutionnaires n’ont pas cherché à identifier un peuple pour le détruire », « le symbole de toutes les oppositions à la Révolution », « les atrocités commises par les troupes révolutionnaires en Vendée relèvent de ce qu’on appellerait aujourd’hui des, « participent de la vision qui fait de la, « la mobilisation de révolutionnaires locaux réussit à arrêter les violences injustifiées d', « les insurgés ont repris les habitudes anciennes des révoltes rurales, chassant et mettant à mort les représentants de l'État, pillant les bourgs, avant que leurs chefs ne réussissent à les détourner, pendant un temps, de ces pratiques qui ont un aspect de revanche et une dimension messianique, « Cette brochure a été récemment rééditée sous le titre, « envers les peuples corsetés par une République jacobine. Mais, après la prise d'Angers, la marche glorieuse s'arrête aux portes de la cité ligérienne (du bassin de la Loire). Charette se replie et quitte le Marais breton pour rejoindre l'armée d'Anjou. Puis, une nouvelle période de calme relatif s'engage à l'automne[219]. De son côté, le chef vendéen Charette s'établit à Legé après sa débâcle à Machecoul[95]. On relève également quelques noyades qui font entre 12 et plusieurs dizaines de victimes[168]. Elle condamne notamment à mort le prince de Talmont, général de la cavalerie vendéenne, qui est guillotiné à Laval[145]. Le 4 décembre, l'arrivée de renfort provoque une panique dans les rangs des Vendéens, qui lèvent le siège. Dans l'ensemble, plus de 65 % du clergé refuse de prêter serment dans l'Ouest (contre 48 % au niveau national)[22]. Le 1er février, il bat le général Crouzat à Gesté. En 2014, Jean-Clément Martin juge que l'estimation donnée par Jacques Hussenet « semble raisonnable et fondée »[3]. Mais surtout, la Terreur gagne les campagnes vendéennes et la ville de Nantes. Les survivants s'enfuient vers Laval, qu'ils traversent pour la troisième fois, dévorés par le typhus et la dysenterie, insultés par la population excédée. La Vendée militaire sera profondément marquée par ce passage dramatique de son histoire, tant dans le paysage que dans les mentalités, et en conserve encore aujourd'hui le souvenir via des associations, lieux de mémoire et de spectacles (Mémorial de la Vendée, Refuge de Grasla, Puy du Fou), musées (Historial de la Vendée), etc. Fin 1796, le général Danican reprend le bilan de Hoche en ajoutant que la République a perdu 200 000 hommes en Vendée[328]. Bonchamps préconise une offensive vers le nord pour provoquer l'insurrection de la Bretagne et du Maine, tandis que D'Elbée, le nouveau généralissime, est favorable à une attaque des villes du sud, jugées plus vulnérables, pour s'emparer du port de La Rochelle. Bilan des pertes de la guerre d'Algérie. Informé, Berruyer ordonne une retraite générales sur Les Ponts-de-Cé mais il laisse Gauvilliers isolé à Beaupréau. Le 24 et le 29 mars, plusieurs milliers de paysans menés par Jean-Baptiste Joly mènent deux attaques contre Les Sables-d'Olonne[57]. Dans tous les cas, c'est la défense de l'équilibre communautaire, mis à mal par les lois civiles et religieuses de la Révolution, qui pousse vers la révolte. Seuls resteront en pays dissident de modestes prêtres qui s'intégreront à l'armée paysanne sans jamais participer aux batailles », Guerre des Vendéens et des Chouans Tome 2. Les exactions de Carrier sont dénoncées par Jullien de Paris, agent du comité de salut public en mission sur la côte atlantique, et il est obligé de demander son rappel le 9 pluviôse an II (8 février 1794)[164]. Au total, les effectifs théoriques cumulés des forces républicaines dans l'Ouest aurait atteint 130 000 à 150 000 hommes entre 1793 et 1796[1]. En fait, les origines de cette guerre menée essentiellement par des paysans sont plus complexes et difficiles à démêler. 0:30. L'échec de Nantes La Révolution n'a pas su satisfaire les espérances engendrées par la convocation des états généraux en 1789 : les métayers, majoritaires en Vendée, ne bénéficient pas de l’abolition des droits féodaux, qui sont rachetables (jusqu'en 1793), les biens nationaux profitent essentiellement aux bourgeois et aux marchands. Le général Lescure est grièvement blessé, et les Vendéens, battus, évacuent la place et se replient sur Beaupréau. Blessé, il tente de se cacher des colonnes républicaines en trouvant refuge au Val de Morière, à Touvois, avec les quelques centaines d'hommes qui lui reste. En juillet, elles envoient à Paris deux émissaires, Béjarry et Scépeaux, qui sont reçus par la Convention nationale, mais la reprise d'armes de Charette fait échouer les négociations[254]. Tenu en échec par les troupes vendéennes, Turreau est finalement suspendu le 17 mai 1794[195], et l'activité des colonnes infernales décroît progressivement au cours du printemps. Pierre Contât, «Le comité révolutionnaire de Saumur», ABPO, 1987, n° 4, p. 158. L'armée fait ensuite mouvement sur Le Mans. » C'est un mot que Lemkin avait d'abord créé en polonais en 1943 : ludobójstwo (de lud, qui veut dire peuple, et zabójstwo, qui signifie meurtre)[341]. » paru dans la revue Historia[409]. Dans le Centre, l'émigré Grignon, qui a supplanté Sapinaud, remporte un petit succès à La Flocellière le 14 novembre, mais il est battu et tué quatre jours plus tard à Chambretaud[311]. Sortis de Saumur, les républicains remportent un succès à Martigné-Briand et s'emparent de Vihiers le 15 juillet. Le 5 décembre, le général vendéen prend d'assaut le camp des Quatre-Chemins à L'Oie, mais la contre-attaque de Watrin le met en fuite quelques heures plus tard[284]. Le lendemain, Charette, Stofflet et Sapinaud réunissent leurs forces au village de la Bésilière, à Legé[214]. Rejoint par seulement 400 hommes et par Sapinaud, il attaque sans succès Chemillé, puis perd son quartier-général de Neuvy-en-Mauges[292],[293],[294],[295]. En 2017, Jacques Villemain, diplomate et juriste ayant notamment travaillé pour la Cour internationale de justice à La Haye, publie un livre[373] dans lequel il estime que si les massacres de la guerre de Vendée avaient lieu « aujourd'hui », le droit pénal international les qualifierait de « génocide »[374]. Leur nombre (au moins plusieurs dizaines de milliers), leur orientation politique (aussi bien républicains, que neutres ou même soupçonnés de royalisme) n’a pas empêché la République (que ce soit les municipalités, les districts, les départements ou la Convention) de leur venir en aide, de les accueillir, les nourrir, parfois de leur fournir un travail. NOTES. Certains se sont livrés à de vraies exactions, comme Barras et Fréron à Toulon, Collot d'Herbois et Fouché à Lyon ou Tallien à Bordeaux. Louis XVIII reconnait la prééminence de Charette en le nommant à la tête de l'Armée catholique et royale avec le grade de Lieutenant Général[255]. Stofflet attaque La Châtaigneraie le 12 juillet, sans succès. Durant la Guerre de Vendée, il faut bien considérer que les deux camps n’ont jamais vraiment fait jeu égal. ». Ainsi, il n'est pas possible de déterminer les pertes enregistrées parmi les combattants et les civils étrangers aux quatre départements de la « Vendée militaire » (certains originaires des colonies), peu nombreux, dans l'ensemble, parmi les rebelles, mais qui représentaient la plus grande part des troupes républicaines. 1793 : année de la grande guerre de Vendée. En tout état de cause, juridiquement, le nombre de victimes ne change pas la nature du crime, seules la nature des actes, l'intention et les moyens comptent[346]. Signe que l'attachement à l'Ancien Régime — et à la royauté — n'est pas le facteur déclencheur des premières émeutes, nulle émeute n'est observée lors de l'émigration des nobles, ni lorsque Louis XVI est guillotiné en janvier 1793. De son côté, Albert Soboul décrit des masses paysannes dans la gêne, prédisposées « à se dresser contre les bourgeois, très souvent fermiers généraux en ce pays de métayage, négociants en grains et acquéreurs de biens nationaux », des départements de l'Ouest à la foi très vive depuis les efforts de catéchisation des Mulotins, congrégation de missionnaires établie à Saint-Laurent-sur-Sèvre depuis la fin du XVIIe siècle, enfin l'assimilation, par les paysans, du tirage au sort pour la levée des 300 000 hommes à la milice, institution de l'Ancien Régime particulièrement honnie. La conscription de 300 000 hommes, décidée par la Convention le 24 février 1793, achève d'exaspérer les paysans : ceux-ci prennent alors les armes. Le 15 octobre les Mayençais attaquent la ville. La région connait encore quelques insurrections en 1799, en 1815 et en 1832, mais elles sont d'une intensité bien moindre que le conflit de 1793-1796[303]. De même, l'identité du citadin nantais s'élabore entre autres en regard du « ventre-à-choux » vendéen, du campagnard, toujours suspect d'attachement à la royauté, et qu'il est de bon ton de moquer. En effet, la quatrième partie du livre, intitulée Bilan, comporte une quarantaine de pages de texte, notes et tableaux de chiffres. Vaincus à Cholet, les Vendéens se replient sur Beaupréau, puis sur Saint-Florent-le-Vieil, laissant derrière eux 400 blessés qui sont achevés par les hommes de Westermann. 23. ... était déjà repartie à la hausse.Sur ces bases, il n’est donc pas déraisonnable, d’évaluer les victimes de la guerre de Vendée pour les environs de Pugny dans une fourchette de 3000 à 4000 personnes. 11.1 Définition de « … À la fin de l'Ancien Régime, d'après Michel Vovelle, la propriété nobiliaire occupe plus de la moitié des terres, contre 10 à 20 % pour la bourgeoisie, moins de 30 % pour la paysannerie et moins de 5 % pour le clergé. À l'armée du Centre, Vasselot, le successeur de Sapinaud, est pris puis fusillé le 4 mai[305]. 10.1 Évaluations d'époque; 10.2 Sources scientifiques; 11 « Génocide » : un débat historique et juridique récent. L'offensive républicaine en Anjou est un échec et l'ensemble des forces de Berruyer se replie sur Angers[70]. Au même moment, Biron, général en chef de l'armée des côtes de La Rochelle, ordonne à Westermann de mener un raid de diversion dans le cœur de la « Vendée militaire ». Vaincu, le gros des forces vendéennes traverse la Loire et se porte jusqu'en Normandie dans une tentative désespérée de prendre un port pour obtenir l'aide des Britanniques et des émigrés. Le 17 mars à Paris, la Convention nationale est informée des soulèvements qui agitent la Bretagne, l'Anjou, le Bas-Maine et le Poitou. Doit-elle nous cacher les aspects plus authentiques d'un chantier des études révolutionnaires aujourd'hui en plein réveil ? Les Vendéens ne sont plus que 10 000 à 15 000, dont 6 000 à 7 000 soldats, ils doivent fuir vers l'ouest. Toutefois, des soldats de métier, déserteurs de l'armée républicaine, la rejoignent, lui apportant leur expérience[20]. Dès le 4 mars, les premières échauffourées opposent à Cholet les forces de l'ordre aux jeunes gens refusant le tirage au sort de la conscription. Dès fin mars, l'insurrection est matée en Bretagne par les colonnes des généraux Canclaux et Beysser[58]. Au cours de cette période, des centaines de villages ont été brûlés, dévastés et 20 000 à 50 000 civils vendéens massacrés par les colonnes infernales, certains réussissant à se réfugier dans les bois et les bocages que comporte le pays[197],[198],[199]. Fin mars, la « Vendée militaire » est pour une bonne part dessinée : le territoire insurgé comprend le sud du département de la Loire-Inférieure (ancienne province de Bretagne), le sud-ouest du département du Maine-et-Loire (ancienne province d'Anjou), le nord du département de la Vendée et le nord-ouest du département des Deux-Sèvres (ancienne province du Poitou)[59]. Le 25 octobre, sans attendre les renforts, l'avant-garde commandée par Westermann attaque Laval, mais elle est mise en déroute à la bataille de Croix-Bataille. De même, 132 notables nantais[163] sont arrêtés comme fédéralistes et envoyés à Paris pour être jugés par le tribunal révolutionnaire ; 12 meurent au cours du voyage, 24 en prison. Les soulèvements contre la conscription ne sont pas propres à la Vendée. À Doué-la-Fontaine, du 30 novembre 1793 au 22 janvier 1794, 1 200 personnes sont emprisonnées, 350 à 370 sont exécutées et 184 meurent en prison[171]. En 2007, sous la direction de Jacques Hussenet, un nouveau bilan, prenant en compte les travaux antérieurs, surtout à partir de 1990, arrive au chiffre d'environ 170 000 morts pour les habitants de la Vendée militaire entre 1793 et 1796[2], soit environ 22 à 23 % des 755 000 habitants que comptaient les territoires insurgés avant le conflit[338]. Le 18 mars, elle prend Chantonnay aux insurgés, puis avance vers Saint-Fulgent[52]. Craignant que de nombreux agents royalistes se trouvent dans leurs rangs, les représentants en mission Francastel, Garrau et Hentz prennent un arrêté, le 20 février 1794, les éloignant de vingt lieues (80 km) de la zone des combats sous peine d'être considérés comme rebelles et traités comme tels. Les prisonniers républicains sont relâchés après avoir prêté le serment de ne plus combattre l'Armée catholique et royale[90].

Rap Francais 2020 Nouveauté Youtube, Roi A Jouer 4 Lettres, Movie Review Example, Comment Faire Une Carte D'anniversaire Facile Et Rapide, Envoyé Spécial Youtube, Toboggan Piscine Intex, Convention De Montego Bay Entrée En Vigueur,